Maintenant que le marché se développe, avec l’émergence d’outils de lecture de plus en plus sophistiqués et toujours plus proches d’une expérience de lecture sur papier, il s’agit de dépasser une simple duplication à l’identique du "PDF-imprimeur" des fichiers existants et d’adapter ces contenus aux différents supports : mise au format, structuration des données, définition de règles graphiques, pose de liens hypertextes, enrichissements des contenus, etc.
Dans un marché porteur comme celui du livre numérique, qui va se déployer sur une multitude de supports, c’est un effort d’investissement important à faire pour les éditeurs mais les seuils de rentabilité (entre 50 et 500 exemplaires pour des nouveautés, 200 à 800 exemplaires pour des livres à numériser sans contenu multimédia) ne semblent pas irréalistes.
Les modèles de rémunération vont sans doute évoluer dans les mois à venir, au rythme du développement du marché. Si certains acteurs comme Amazon, Apple et d’autres libraires en ligne communiquent beaucoup sur le sujet, les éditeurs ont souvent tendance à en dire très peu sur la nature des remises qu’ils accordent à leurs différents partenaires. On parle souvent des acteurs de télécommunication et de la part qu’ils pourraient prendre dans le marché avec des appareils de lecture bientôt connectés : un chiffre compris entre 5 et 10% sur les prix de vente semble avoir cours sur le marché américain en ce moment.